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Signalement et remboursement en cas de fausse promotion en ligne

Découvrez les démarches légales pour signaler une fausse promotion sur Internet, faire valoir vos droits et obtenir un remboursement complet.

Par Rédactrice en chef
Publié le 14 min de lecture 3 177 mots
Une personne consulte un dossier de litige d'achat en ligne devant un écran d'ordinateur affichant des factures électroniques
— Photo : Pavel Danilyuk / Pexels

Le cadre juridique des pratiques commerciales trompeuses en ligne

Lorsqu’un site marchand affiche une réduction tarifaire fictive ou altère la réalité d’un rabais, cette méthode ne relève pas d’une simple maladresse d’affichage. Le droit français et la réglementation européenne encadrent strictement les conditions dans lesquelles un prix peut être annoncé comme remisé. Les textes de loi considèrent le consentement de l’acheteur comme un élément fondamental du contrat de vente. Lorsqu’un consommateur prend la décision d’acheter un produit en se fondant sur une fausse remise tarifaire, son consentement se trouve altéré par une information erronée.

L’article L. 121-2 du Code de la consommation définit avec précision la pratique commerciale trompeuse. Une pratique est qualifiée ainsi si elle repose sur des allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur le consommateur. Cela s’applique spécifiquement aux éléments relatifs au prix, au mode de calcul du prix, au caractère promotionnel de la réduction ainsi qu’aux conditions de vente du bien ou du service. La législation sanctionne les pratiques qui créent une confusion avec un autre bien ou service, ou qui modifient substantiellement le comportement économique du consommateur moyen.

Les sanctions encourues par les entreprises coupables de telles pratiques sont de nature civile et pénale. Sur le plan pénal, l’article L. 132-2 du Code de la consommation prévoit des peines pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende. Le montant de cette amende peut être porté, de manière proportionnée aux avantages tirés du délit, à 10 % du chiffre d’affaires moyen annuel, calculé sur les trois derniers chiffres d’affaires annuels connus à la date des faits, ou à 50 % des dépenses engagées pour la réalisation de la publicité ou de la pratique incriminée. Sur le plan civil, le contrat conclu sous l’empire d’une telle tromperie peut être frappé de nullité pour vice du consentement en vertu de l’article 1137 du Code civil relatif au dol.

Constituer un dossier de preuve irréfutable

Pour réclamer un remboursement ou engager une démarche d’alerte auprès des autorités, la simple affirmation orale ou un courriel informel s’avèrent insuffisants. Il vous appartient d’apporter la preuve de l’anomalie tarifaire et du caractère artificiel de la promotion. La charge de la preuve repose juridiquement sur le demandeur, d’où la nécessité absolue de constituer un dossier documentaire rigoureux dès le constat de l’infraction.

La réalisation de captures d’écran constitue le moyen d’attestation le plus immédiat. Pour qu’une capture d’écran dispose d’une valeur probante solide devant un médiateur ou une juridiction, elle doit faire apparaître plusieurs éléments clés. L’image doit capturer l’intégralité de la page web, incluant l’adresse URL exacte dans la barre de navigation du navigateur, la date et l’heure du système, ainsi que le produit avec son prix remisé et son prix de référence supposé. Dans la mesure du possible, l’utilisation d’outils d’archivage numérique ou l’enregistrement d’une page au format HTML complet permet de conserver la structure originale du document numérique.

L’ensemble des communications et transactions financières doit être minutieusement archivé. Conservez la confirmation de commande envoyée par courrier électronique, la facture d’achat au format PDF, le bon de livraison physique livré avec le colis, ainsi que les extraits de vos relevés de compte bancaire attestant du montant prélevé. Tout échange d’emails ou de messages via le service client du site vendeur doit être sauvegardé dans son intégralité. Si vous échangez avec le support client par téléphone, prenez l’habitude d’adresser immédiatement un courriel récapitulatif à l’entreprise pour confirmer par écrit les propos tenus lors de l’entretien vocal.

Réclamation directe et exercice des droits de rétractation

La première démarche opérationnelle consistera à solliciter une résolution à l’amiable en contactant directement le service client du professionnel. Il convient de formuler une demande claire et documentée en exposant le manquement aux obligations légales d’information tarifaire. Dans la majorité des cas, deux voies légales distinctes permettent d’obtenir un remboursement rapide des sommes engagées lors d’un achat sur Internet.

Le droit de rétractation de quatorze jours

La solution la plus simple et la plus rapide pour annuler la transaction ne nécessite pas d’apporter la preuve d’une faute du vendeur. En vertu de l’article L. 221-18 du Code de la consommation, le consommateur qui achète un bien ou une prestation de service à distance dispose d’un délai de quatorze jours francs pour exercer son droit de rétractation. Ce délai court à compter du jour de la réception du bien par le consommateur ou par un tiers désigné par lui. Pour utiliser ce droit, vous devez notifier au commerçant votre décision d’annuler la commande au moyen d’une déclaration dénuée d’ambiguïté avant l’expiration du délai.

Conformément à l’article L. 221-24 du Code de la consommation, le professionnel est tenu de rembourser la totalité des sommes versées, y compris les frais de livraison initiaux, au plus tard dans les quatorze jours à compter de la date à laquelle il est informé de la décision du consommateur de se rétracter. Si le commerçant accuse du retard dans le versement de ce remboursement, les sommes dues sont de plein droit majorées. Le taux d’intérêt légal s’applique avec des majorations progressives selon le nombre de jours de retard accumulés, conformément à l’article L. 242-4 du même code.

L’annulation pour dol et la garantie légale de conformité

Si le délai légal de rétractation de quatorze jours est dépassé, ou si l’article acheté fait partie des exceptions légales au droit de rétractation mentionnées à l’article L. 221-28 du Code de la consommation, vous pouvez invoquer la nullité du contrat pour dol. L’article 1137 du Code civil définit le dol comme le fait pour un contractant d’obtenir le consentement de l’autre par des manœuvres ou des dissimulations intentionnelles. L’affichage volontaire d’un prix de référence factice pour faire croire à une promotion exceptionnelle répond à cette définition juridiquement. L’annulation du contrat entraîne le remboursement intégral des sommes versées et la restitution du bien.

En parallèle, l’article L. 217-4 du Code de la consommation impose au vendeur d’importer un bien conforme au contrat et de répondre des défauts de conformité existant lors de la délivrance. Si l’offre promotionnelle promettait des caractéristiques spécifiques ou des avantages particuliers qui s’avèrent inexistants, le consommateur est fondé à exiger l’application de la garantie légale de conformité. Celle-ci permet d’obtenir la mise en conformité de la prestation, une réduction du prix ou la résolution complète du contrat de vente avec restitution des sommes versées.

La mise en demeure par lettre recommandée

Lorsque les tentatives de résolution amiable par courriel ou téléphone restent sans réponse ou se heurtent à un refus du service client, l’envoi d’une mise en demeure devient impératif. Ce document constitue une étape formelle majeure dans le règlement d’un litige de consommation. La mise en demeure doit être expédiée sous la forme d’une lettre recommandée avec accusé de réception ou par un envoi recommandé électronique à valeur équivalente.

Ce courrier doit comporter des mentions obligatoires précises : la date de rédaction, l’identité complète des parties, l’exposé détaillé du litige, les fondements juridiques applicables (références aux articles du Code de la consommation ou du Code civil), une demande explicite de remboursement sous un délai déterminé (généralement huit à quinze jours) et la mention formelle « MISE EN DEMEURE ». Ce document prouve l’existence du litige et fixe le point de départ des intérêts moratoires en cas d’action judiciaire ultérieure.

Signaler la fausse promotion aux autorités compétentes

Au-delà de la démarche individuelle de remboursement, la dénonciation de la pratique commerciale trompeuse aux instances de contrôle protège l’ensemble de l’écosystème commercial et permet d’initier des procédures administratives de contrôle contre les éditeurs du site.

La plateforme officielle SignalConso

SignalConso est le service public d’alerte géré par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Ce dispositif permet à tout acheteur de signaler en quelques minutes une anomalie constatée chez un commerçant physique ou un site e-commerce opérant sur le territoire français.

Lors du dépôt d’un signalement sur SignalConso, vous sélectionnez la catégorie correspondant à votre problème, en l’occurrence une anomalie de prix ou une publicité trompeuse. Vous renseignez les coordonnées du site web vendeur, décrivez l’anomalie constatée et joignez les pièces justificatives préalablement rassemblées (captures d’écran, factures). Le commerçant est immédiatement informé du signalement par la plateforme et dispose de la faculté de relire l’alerte, de corriger son erreur ou d’apporter des explications directes au consommateur.

Bien que SignalConso ne soit pas un tribunal et n’ait pas pour mission directe de contraindre un marchand à vous verser un remboursement individuel, l’outil alimente la base de données de la DGCCRF. Si un même site fait l’objet d’alertes répétées ou si la gravité de l’infraction est caractérisée, les agents de la concurrence et de la répression des fraudes peuvent décider de déclencher une enquête administrative approfondie, pouvant déboucher sur des procès-verbaux, des amendes administratives ou des poursuites pénales.

Le Centre Européen des Consommateurs pour les litiges intra-européens

Lorsque l’achat problématique est effectué auprès d’un commerçant établi dans un autre pays membre de l’Union européenne, en Islande ou en Norvège, le traitement du litige nécessite une coordination transfrontalière. Le Réseau des Centres Européens des Consommateurs (CEC) offre une assistance juridique gratuite aux consommateurs résidant dans l’Union européenne.

Si le site marchand refuse de procéder au remboursement au titre d’une pratique trompeuse ou de l’exercice du droit de rétractation, vous pouvez déposer un dossier de réclamation auprès du CEC France. Des juristes spécialisés entrent en relation directe avec le centre correspondant dans le pays de résidence du vendeur afin d’intervenir à l’amiable auprès du professionnel. Cette médiation institutionnelle permet de résoudre une très grande majorité des conflits transfrontaliers sans engager de frais d’avocat.

Les signalements pour les vendeurs établis hors Union européenne

Pour les achats effectués sur des plateformes opérant à partir d’un pays tiers situé en dehors de l’espace économique européen, l’application directe des règles du droit de la consommation français s’avère plus complexe. Néanmoins, plusieurs leviers d’action existent. Il est recommandé de notifier l’anomalie aux organismes de régulation du commerce international ainsi qu’aux régies publicitaires ou aux réseaux sociaux qui ont diffusé la publicité de la fausse promotion.

Si la vente a été réalisée par l’intermédiaire d’une place de marché (marketplace) d’envergure internationale, la responsabilité de l’opérateur de la plateforme peut être sollicitée. Conformément au règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act), les intermédiaires en ligne sont tenus d’offrir des mécanismes de notification et d’action permettant de signaler des contenus ou des produits illicites. Ils doivent également vérifier l’identité des vendeurs professionnels autorisés à distribuer des produits sur leur interface.

Obtenir un remboursement bancaire via la procédure de rétrofacturation

Si l’entreprise marchande refuse le remboursement, cesse de répondre ou se trouve localisée hors d’atteinte de la réglementation nationale, la procédure de rétrofacturation bancaire, mondialement connue sous la dénomination de chargeback, offre un recours direct et efficace. Cette garantie financière méconnue est adossée aux réseaux de cartes bancaires.

Le fonctionnement du chargeback

La rétrofacturation est un mécanisme financier géré par les réseaux de cartes de paiement (Visa, Mastercard, American Express). Il permet au titulaire d’une carte bancaire d’obtenir le remboursement direct des sommes débitées lors d’un achat en ligne dans plusieurs situations précises : non-livraison du produit, fraude au paiement, faillite du vendeur ou non-respect flagrant des termes du contrat, ce qui inclut la tromperie sur les caractéristiques ou les conditions tarifaires du bien vendu.

Cette procédure ne repose pas sur les dispositions du Code de la consommation mais sur les règles contractuelles privées fixées par les consortiums internationaux de paiement, ainsi que sur l’article L. 133-17 du Code monétaire et financier pour les opérations non autorisées ou mal exécutées. Les règles internes de ces réseaux imposent aux banques émettrices de restituer les fonds à l’acheteur lorsque le commerçant n’apporte pas la preuve qu’il a scrupuleusement respecté le contrat de vente initial.

La méthode pour engager la demande auprès de votre banque

Pour engager une demande de chargeback auprès de votre établissement bancaire, vous devez agir rapidement, généralement dans un délai variant de 120 à 540 jours à compter de la date de la transaction bancaire, selon le motif invoqué et les chartes du réseau concerné. Vous devez transmettre à votre conseiller bancaire un dossier explicatif structuré comprenant :

  • Un justificatif de l’achat (confirmation de commande et facture).
  • La preuve de la pratique commerciale trompeuse (captures d’écran montrant l’anomalie du prix ou le produit non conforme).
  • La copie de la correspondance écrite démontrant que vous avez tenté d’obtenir l’annulation et le remboursement auprès du vendeur (courriels, lettre de mise en demeure) et que ce dernier a refusé ou n’a pas répondu dans un délai raisonnable.
  • Le code de motif de rétrofacturation correspondant au litige (par exemple, produit non conforme aux spécifications ou tromperie manifeste).

Que faire en cas de réticence de l’établissement financier

Certains établissements bancaires méconnaissent les règles spécifiques des réseaux de cartes ou refusent arbitrairement de prendre en charge le dossier de rétrofacturation de leurs clients. En cas de blocage ou de réponse négative initiale de la banque, il convient de lui adresser un courrier formel rappelant ses obligations au titre des conditions générales d’utilisation de la carte bancaire souscrite.

Si la banque persiste dans son refus, vous pouvez saisir le médiateur bancaire rattaché à l’établissement. Il s’agit d’une personnalité indépendante chargée de trancher les litiges entre les usagers et leurs organismes financiers. La saisine du médiateur bancaire est gratuite et suspend les délais de prescription de la justice civile.

Les recours amiables et judiciaires complémentaires

Quand l’ensemble des démarche directes et bancaires n’a pas permis la restitution des fonds, le consommateur dispose de voies de recours institutionnelles et juridictionnelles pour faire valoir ses droits de manière définitive.

La médiation de la consommation

Depuis l’ordonnance du 20 août 2015 transposant la directive européenne 2013/11/UE, tout consommateur a le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation en vue de la résolution amiable du litige qui l’oppose à un professionnel. L’article L. 612-1 du Code de la consommation oblige tout commerçant à adhérer à un dispositif de médiation et à en mentionner les coordonnées sur son site internet ou ses conditions générales de vente (CGV).

Avant de saisir le médiateur, vous devez obligatoirement justifier d’avoir tenté au préalable de résoudre votre litige directement auprès du professionnel par une réclamation écrite. Si cette démarche échoue ou reste sans réponse pendant un délai d’un mois, vous pouvez instruire un dossier sur la plateforme en ligne du médiateur désigné par le vendeur. Le médiateur examine la recevabilité de la demande, étudie les pièces transmises et propose une solution d’équité ou de droit dans un délai maximal de 90 jours. Les parties restent libres d’accepter ou de refuser la proposition du médiateur.

Le soutien des associations agréées de consommateurs

Les associations de défense des consommateurs agréées disposent d’un rôle primordial pour informer, conseiller et assister les personnes victimes d’abus commerciaux. Elles regroupent des juristes qualifiés capables de vérifier l’opportunité des démarches, d’intervenir directement auprès du siège social d’un e-commerçant défaillant ou d’accompagner la rédaction des actes de procédure.

En outre, lorsqu’une fausse promotion affecte un nombre important de consommateurs, une association agréée représentative au niveau national peut engager une action de groupe en vertu de l’article L. 623-1 du Code de la consommation. Cette procédure permet de rassembler au sein d’une même instance les réparations individuelles de préjudices financiers subis par une multitude de clients victimes d’une même pratique illicite de la part d’un même marchand.

Les voies juridictionnelles civiles et pénales

En dernier ressort, le litige peut être porté devant les tribunaux civils ou répressifs. La juridiction compétente dépend du montant du litige et de la nature de la demande formulée.

Pour les litiges portant sur des sommes inférieures ou égales à 10 000 euros, le tribunal judiciaire est compétent. La procédure peut être initiée par une simple requête au greffe pour les montants n’excédant pas 5 000 euros. Cette démarche simplifiée ne nécessite pas le ministère d’un avocat. Le juge de proximité ou le juge du tribunal judiciaire examinera les pièces contractuelles, ordonnera la restitution des sommes trop-perçues et pourra condamner le commerçant défaillant au versement de dommages et intérêts complémentaires en réparation du préjudice moral ou financier subi.

Sur le plan pénal, si vous estimez que l’infraction caractérise une Pratique Commerciale Trompeuse intentionnelle ou une escroquerie au sens de l’article 313-1 du Code pénal, vous avez la possibilité de déposer une plainte simple auprès du Procureur de la République du tribunal judiciaire dans le ressort duquel se situe le siège du vendeur ou votre domicile. Vous pouvez accomplir cette démarche par lettre recommandée motivée ou directement dans une brigade de gendarmerie ou un commissariat de police. Le Procureur jugera de l’opportunité des poursuites pénales et pourra ordonner une enquête préliminaire confiée aux services de police spécialisés ou à la DGCCRF.

Questions fréquentes

Quel est le délai légal pour demander un remboursement après un achat en ligne ?

Vous disposez d'un délai de rétractation légal de quatorze jours francs à compter de la réception du bien pour annuler votre commande sans justification.

Que faire si le marchand en ligne refuse d'appliquer un remboursement légitime ?

Il convient d'adresser une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception, puis d'engager une procédure de médiation de la consommation.

SignalConso permet-il d'obtenir un remboursement directement ?

SignalConso est une plateforme d'alerte administrative qui incitera le professionnel à corriger son comportement, mais l'obtention des fonds passe par vos démarches personnelles ou par une médiation.

Comment obtenir le remboursement d'un achat effectué sur un site basé hors de l'Union européenne ?

Si le vendeur refuse tout arrangement, vous pouvez solliciter une procédure de rétrofacturation bancaire auprès de la banque émettrice de votre carte de paiement.

Sources et références

Chaque donnée chiffrée de cet article est adossée à une source publique, consultée à la date indiquée. Nous corrigeons toute information devenue obsolète.

  1. Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes Ministère de l'Économie et des Finances Source officielle consultée le
  2. Service-public.fr — droits des consommateurs République française Source officielle consultée le
  3. Legifrance — code de la consommation Direction de l'information légale et administrative Source officielle consultée le

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